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la plaine côtière
Durée du séjour recommandée : 2 jours
La Tihama, dont le nom renferme la racine HUM ou HAMA signifiant "chaleur" ou "pays bas", est une bande sablonneuse (le Khabt) de 40 à 80 km de large qui borde la mer Rouge. Une région qui se situe à l’extrémité ouest du Yémen et qui borde la mer Rouge sur toute sa longueur. Soumise à de fortes chaleurs, de 30° C à 45° C, tournée vers la mer et vers le nord de la Corne de l’Afrique, la plaine de la Tihama est imprégnée de l’influence de la culture africaine jusque dans son architecture, composée de maisons-huttes, dans sa cuisine, et la préparation du poisson, dans son organisation sociale patriarcale regroupée en villages et dans l’habillement, très coloré. Passez par la Tihama en ven ant du Sud ou bien des montagnes du Nord, le contraste culturel ne vous échappera pas.
Hoddeidah : Tourné vers la mer Rouge, Hoddeidah est l’un des principaux ports du Yémen. Moderne et disposant d’une activité industrielle importante, il est en concurrence directe avec le port d’Aden. Sa fondation remonte au XVIe siècle, toutefois il n'a connu sa période de gloire qu’à partir du XIXe siècle, sous l’occupation ottomane. Les Turcs l’utilisèrent alors comme bastion pour envahir le nord du Yémen, de ce fait ils y apportèrent de nombreuses mutations urbaines. En se promenant dans les rues de Hoddeidah, il est possible de retrouver des vestiges architecturaux de cette occupation, notamment d’imposants moucharabiehs en bois ainsi que des portes et des façades décorées. Le port d’Hoddeidah est également reconnu pour son marché aux poissons. Entre deux boutres multicolores, vous pourrez participer à la criée matinale. Un agréable moment pour voir si la pêche a été bonne !
Beit al Faqih : Beit al Faqih signifie « la maison du lettré ». Cette ville doit son nom à son fondateur, un sage nommé Cheik Ahmad Ibn Aujail. Au XVIIIe siècle, Beit al Faqih connut un développement international car elle servait de lieu de sélection et de stockage du café en provenance du Djebel Haraz et à destination du célèbre port de Mokha.
C’est à Beit al Faqih que se tient le plus grand marché de la plaine de la Tihama. Son souk regroupe tous les artisans et presque toutes les professions de la région, des antiquaires aux vendeurs de qât, en passant par le poseur de ventouses. Ce rassemblement est aussi l’occasion de saisir la diversité ethnique et culturelle du Yémen. En déambulant autour des étals, la première impression d’une foule homogène d’hommes se dissipe très vite. On y trouve des hommes et de nombreuses femmes, venant de part et d’autres du Yémen, qui se distinguent par leurs vêtements traditionnels, c’est une rencontre entre la culture africaine de la plaine de la Tihama et la culture yéménite des montagnes ; un peu du sel de la mer Rouge mélangé à l’ocre des hauts plateaux.
Zabid : La ville de Zabid a été fondée par le dernier gouverneur abbasside de la région, Muhammad Ibn Ziyad, au début du IXe siècle. Capitale du Yémen entre 1295 et 1400, elle a connu un rayonnement allant au-delà des frontières du pays et devint un centre intellectuel grâce à son université. Des intellectuels du monde entier se réunissaient à Zabid pour partager et diffuser leurs savoirs. Le faste de cette époque était souligné par la beauté de la ville. Zabid était entourée de milliers de palmeraies étalant sa richesse naturelle, et comptait de nombreux palais et mosquées.
Même si Zabid a perdu de son éclat d’antan, elle a su en conserver quelques traces. Vous pourrez les contempler en franchissant les portes des maisons, elles se trouvent de l’autre côté des murs qui tracent les rues. C’est du côté intérieur, du privé et du quotidien que se révélera à vous le sens de l’esthétisme des habitants de Zabid. Les maisons vous ouvrent leurs portes en bois, précieusement sculptées, et vous font découvrir des cours intérieures sur lesquelles donnent les façades faites de briques blanches. Au-dessus des portes et des fenêtres se dessinent en relief des décorations de formes géométriques et végétales en stuc. Les chambres et les pièces sont également mises en valeur par des sculptures et des peintures aux couleurs chatoyantes.
Sur la grande place de Zabid se trouve une citadelle, construite à la fin du XVIIe siècle, encerclée d’un rempart imposant mais qui laisse apparaître un haut minaret blanc, appartenant à la mosquée Iskander.
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